Un stage de fin d’étude négocié en 5minutes montre en main

octobre 17, 2009

Me voilà un peu au calme après une semaine forte en émotion et c’est peu dire…Mercredi après une nuit blanche a angoissé pour tout et rien, j’ai séché ma matinée de cours pour être à peu près fraîche et dispo pour notre séminaire avec un monsieur du service innovation d’un grand groupe bancaire.

Après avoir écouté un exposé bien intéressant (sans ironie) de tout ce qui se faisait de nouveaux en termes d’interfaces hommes machines au sein du groupe, le moment que j’attendais le plus de l’après-midi est arrivé : la présentation des sujets de stage. Parmi ceux-ci, il y en avait un qui au grand dam de M. B. n’avait intéressé personne l’an passé (ce sujet de stage requierait quelqu’un ayant visiblement notre formation).
Évidemment, c’est ce sujet qui m’a le plus intéressé. Je me suis donc retournée vers le monsieur qui m’accompagne dans mes recherches de stages et lui ai signifié. Arnaud a alors silencieusement rajouté un ‘++’ dans ses notes avant de se lancer dans un discours manuscrit en bas de page : “toi + moi = envoyer un mail à… attendre réponse…”. Le séminaire n’étant pas terminé j’ai récupéré son stylo pour lui répondre en dessous que je ne voulais pas attendre…

L’assemblée, c’est ensuite levé, et nous avons pu approcher M. B. J’avais trouvé un prétexte bien simple pour entamer une conversation : avoir des renseignements sur l’accessibilité des locaux. C’était vraiment un prétexte un peu bidon parce que je connaissais déjà la réponse (le monsieur avait bien insisté sur l’intérêt qu’il portait aux travailleurs handicapés lorsqu’il avait présenté l’entreprise).

Mon idée était cependant excellente puisqu’elle m’a permis d’engager très facilement la conversation : « …Je vous demande ça parce qu’un de vos sujets de stage m’intéresse beaucoup… ». Le monsieur était particulièrement ouvert à la discussion, très concerné par mes difficultés… Aussi au bout de deux minutes, il nous a assuré qu’il prévenait une autre personne de l’entreprise de la situation avant de me suggérait qu’il pourrait me proposer tout un tas de facilité. L’affaire avait l’air de prendre une très bonne tournure…
J’ai essayé de ne pas « m’emballer » trop vite en espérant ne pas devoir attendre trop longtemps une confirmation écrite.

J’ai finalement eu confirmation que je serais accueillis dans cette entreprise en région parisienne hier matin. Négocier le stage m’aura pris moins de 5 minutes et en avoir confirmations moins de 48h et ce sans aucun CV ni autre lettre de motivation.

Petit aparté :
J’espère que vous, les éventuels fantômes avec qui je partage mon sang* (comprendre, vous, hypothétiques lecteurs de ma famille qui ne me laissez jamais de commentaires) ne vous sentirez pas obligé de vous enthousiasmer avec mes parents sur ces propos.
En effet, sachant que mes rapports sont particuliers avec ces derniers, j’ai décidé que ma famille proche (y compris ma grand mère) ne serait mis au courant qu’une fois que les problèmes d’hébergements etc… seront réglés.

*Déjà en mode halloween malgré moi !!!


En stage à Raymond Poincaré

juillet 19, 2009

Sur un de mes autres blogs (que je reprendrai bien un jour…), je publiais ceci le 16 novembre dernier :

Il y a plus d’une dizaine d’année, j’ai vu un reportage qui m’a beaucoup marqué. On y voyait entre autres un bras de robot saisir une cassette vidéo et la mettre dans un magnétoscope. Une information est restée graver au fond de ma mémoire : ce centre de recherche se trouvait à l’hôpital de Garches.

Je suis aujourd’hui en Master 1 science cognitive appliquée c’est à dire dans une formation orientée neuroscience et intelligence artificielle. Ce second point est d’ailleurs prédominant. Il y a quelques semaines, j’ai subitement fait un rapprochement entre ce vieux souvenir de reportage et mon cursus.

De rapides recherches sur Internet m’ont permis de retrouver le lieu où le reportage avait été tourné : la plate-forme nouvelle technologie de l’hôpital de Garches. Cette plateforme a deux types d’activités bien distinctes. En effet, d’une part, elle évalue la situation de personnes en situation de handicap moteur afin de proposer et travailler sur des solutions techniques aussi complexes que le contrôle d’environnement. D’autre part, la plate-forme nouvelles technologies mènent des travaux de recherches avec de nombreux partenaires (ingénieurs, universitaires…). Actuellement deux projets de recherches sont en cours. Le premier, ESTA, a pour objet la conception d’un exosquelette de membre supérieur. Le second, VOLTAIRE, s’intéresse à l’Intégration et l’évaluation d’un moteur de prédiction lexicale dans un clavier d’aide à la saisie de texte.

Après quelques échanges avec un membre de ce service, il a été convenu que je pourrait y effectuer un stage en juillet 2009. Ce dernier ne durera que deux à trois semaines. J’espère cependant y découvrir en premier lieu ce qu’est une démarche d’expertise. En effet, ma formation peut me destiner à être un intermédiaire entre deux type d’experts très différents. Par exemple, un médecin et un informaticien qui souhaiterait développer une base de donnée pointue permettant de proposer un traitement spécifique pour un cancer étant mis en évidence par un certain nombre de symptômes.
J’espère par ailleurs qu’on me donnera une petite mission sur un projet de recherche afin que je puisse avoir également une idée de ce qu’est ce type d’activité.
Nos enseignants nous répètent régulièrement que les entreprises apprécient la large culture que nous acquierons grâce à la pluridisciplinarité de notre cursus. Je commence à comprendre cela : j’imagine que mes cours de physiologie et plus spécifiquement celui de motricité ainsi que l’option que je souhaite suivre en modélisation 3D au second semestre peuvent m’aider à comprendre des rudiments du projet ESTA. Le second axe de recherche toucherait peut être plus aux connaissances qu’on cherche à m’inculper en TAL. Bien sûre, je ne me rappelle pas de tout mais je sais ce qui existe et où/comment retrouver les informations.

J’ai finalement obtenu ce stage. Pour l’instant je ne fais que de petites choses pas forcément très captivantes (chercher des voix virtuels, rentrer un nouveau clavier virtuel dans une base de données, tester des téléphone adaptés pour les rentrer dans les basses de données…) ; J’ai cependant pu assister à une réunion très intéressantes qui avait pour but de discuter des prémisses d’un projet de recherches et je pense m’y mettre dès que j’aurais fini le reste. Quoique mon stage n’étant pas obligatoire je fais les choses dans l’ordre que je veux.
Mes peurs de me promener toute la journée dans un hôpital ne sont visiblement d’actualités donc j’effectue un stage qui me plait bien plus que ceux réalisés dans l’urbanisme dans un  cadre que je trouve très sympa.
Seule petite chose bien casse pied : même dans la cantine du personnel on mange de la nourriture d’hôpital et comme dans tout les hôpitaux c’est vraiment… dégueulasse !